Dire que je n'aime pas qu'Olympus ait fait revivre un appareil des années 70 est une chose, il est mieux de suggérer une alternative.
Retour sur l'histoire des Olympus numériques
Après avoir exploité la série OM argentique jusqu'au début des années
2000, Olympus crée (avec Kodak) un système numérique entièrement nouveau et le
présente en 2002, c'est le système Quatre Tiers. Peu à peu une gamme se
développe, les derniers ajouts sont le E-30 en novembre 2008, le E-620 en
février 2009 et le E-5 en septembre 2010.
Olympus a déclaré en octobre
2010 :
Nous n'avons pas de plan concret pour remplacer le E-620 et les autres reflex récents. Les reflex d'entrée de gamme peuvent être complètement remplacés par la gamme PEN en termes de performance.
L'E-5 était visiblement la concession faite à ceux voulant encore utiliser les optiques 4/3 avec un appareil moderne, dans la lignée des deux précédents porte-drapeaux, même si celui-ci a été remarqué comme nettement à la traîne par rapport à la concurrence.
Pour moi, l'annonce de la gamme OM-D signale la mort du 4/3, l'E-M5 reprenant les caractéristiques spécifiques aux modèles phares 4/3 : construction en métal et tropicalisation. Le dernier clou dans le cercueil du 4/3 sera l'annonce de l'absence de successeur à l'E-5, mais quand ?
Digression uchronique
Lorsqu'Olympus a annoncé le système 4/3 en 2002, ils ont déclaré être partis
d'une page blanche. Bien évidemment c'est faux. Il n'y a qu'à voir la
ressemblance entre l'E-1 et les E-10/E-20 qui l'ont précédé pour
voir qu'ils avaient tout ce qu'il fallait sous la main. Pas besoin de convoquer
l'esprit du système OM abandonné l'année même de la présentation du 4/3.
Si les Pen numériques se sont inspirés de leurs ainés argentiques, c'est de
manière beaucoup moins littérale que pour la gamme OM-D. Olympus aurait à mon
avis pu remettre au goût du jour la forme asymétrique si
particulière de l'E-1, en la faisant passer à la machine à rétrécir pour
l'ajuster à la monture micro 4/3, réorganiser les commandes pour la vidéo et
l'écran forcément plus grand, et fourrer un bon viseur électronique à la place
du pentaprisme. Ils auraient obtenu un boîtier moderne et surtout d'une prise
en main supérieure à celle de l'E-M5, devant faire appel à des poignées
optionnelles.


